Refaire famille. Comme se réconcilier entre parents et enfants, frères et soeurs
Article publié le 04/03/2025
L’atomisation des familles a pris un tour dramatique depuis quelques années. On ne compte plus les statistiques qui en font écho.
En région parisienne, deux mariages sur trois finissent en divorce ; en 2012, déjà, un quart des familles franciliennes étaient monoparentales.
Les évolutions (involutions ?) des modes de vie semblent inexorablement renforcer la déstructuration des familles. Cette réalité entraîne de nombreuses souffrances intimes, peu répertoriées quant à elles.
Nous ne savons plus faire famille. La quête boulimique des origines est un symptôme de cette désagrégation lancinante. Comment changer la donne ?
En premier lieu, nous devons constater que les rapports humains sont plus violents qu’il y a quelques années. Les tribunaux submergés d’affaires domestiques en attestent. Nous ne savons plus régler nos différends avec nos proches : les valeurs d’humilité ont été minorées par une philosophie nietzschéenne courant derrière la « puissance ».
La fameuse affirmation de soi, au détriment d’autrui, est sortie du sas de l’entreprise pour entrer avec fracas dans les foyers. Il faut le reconnaître : l'ombrageux moustachu avait tort de dire que
« par la morale l’individu se voit amené à être fonction du troupeau » (Nietzsche, Le gai savoir).
En extirpant la morale de la société, sous prétexte de la préserver de l’obscurantisme, nous avons récolté double peine : nous découvrons l’anomie (forme de nihilisme généralisé) ET le retour du fidéisme religieux, destructeur de spiritualité.
Comment préserver des liens familiaux de qualité dans cet enfer quotidien ? Comment refaire famille ? En améliorant son capital humain. Signe éminent de culture : savoir supporter la contradiction. De même, questionner régulièrement son degré de probité. En séance de cliopraxie, nous apprenons à mieux gérer ces points (travail sur la « mythochronologie » personnelle, etc).
Parents et enfants, frères et sœurs ne parviennent plus à gérer leurs désaccords, notamment parce que les générations sont plus dissemblables les unes des autres qu’auparavant. Avec l’essor des réseaux sociaux, l’amélioration de la santé, le troisième âge est sorti de l’isolement et devient accaparé comme jamais. La solitude s’est renversée, elle touche aujourd’hui davantage les trentenaires et quarantenaires smicardisés.
Nous sommes plus agressifs qu’auparavant, pour diverses raisons. Certains parlent d’une introduction de comportements hyper-agressifs sur le territoire, via certaines migrations, d’autres soulignent l’essor technologique rendant insupportable la moindre attente ou frustration.
Selon la science, il existe 27 émotions répertoriées (PNAS, 2017). Notons que certaines disparaissent au fil des âges (ainsi la componction, du haut Moyen-Âge ou la vergogne, qui est une sorte de honte par anticipation). Ces émotions qui nous affectent, ou nous dominent, doivent être travaillées, surveillées.
Dans notre société, 15% des personnes restent paralysées par leur colère, sans parvenir à en sortir après le climax. Ce chiffre est inquiétant, car très élevé (1 personne sur 6,5 soit près d’une par famille).
La cliopraxie est une méthode qui permet de travailler sur les liens endommagés de la famille. Elle aide à refaire famille, à trouver des solutions concrètes aux impasses qui semblent insurmontables.
Réserver une séance de cliopraxie (ou simplement se renseigner) : pierreandrebizien@yahoo.fr
Pierre-André Bizien
Biographe / cliopraxiste